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Présentation de l'élevage de chèvres Angora

Chèvres angora, Mr et Mme Hoff

Venez découvrir les particularités de « La mariée en mohair », qui n’est pas seulement une boutique, c’est une toute autre histoire… Derrière « La mariée en mohair » se cache… un élevage de chèvres d’une race singulière, la chèvre Angora. Cet animal porte une toison abondante, fine et brillante appelée Mohair, qui est la base de tous nos modèles.
A l’origine de cet élevage, il y a un couple d’amoureux, réunis par l’envie de vivre et de travailler avec les animaux et la nature, d’envisager aussi une relation à l’animal domestique différente des pratiques de l’élevage traditionnel. Ainsi nos chèvres naissent, vivent et vieillissent à la ferme, produisant du mohair tout au long de leur vie. Certaines ont même donné leur nom aux modèles proposés dans la boutique !
L’idée de « La mariée en mohair » est née en 2003, après une expérience de mariage plutôt « rafraichissante » et du constat qu’à l’époque, les accessoires proposés pour « réchauffer » la robe de la mariée sont peu nombreux et réalisés dans des matières souvent peu flatteuses.
Les sept premières chèvres sont ensuite arrivées en Moselle en 2004 et depuis le troupeau ne cesse de croître, pour compter aujourd’hui une soixantaine d’animaux. Il faudra ensuite encore un peu de temps pour imaginer et faire développer la collection exclusive de « La mariée en mohair ». Elle est aujourd’hui réalisée avec talent par l’atelier « Tous Temps Mailles » (Territoire de Belfort) et par « Une ou Deux Mailles » (Haute-Saône).

Une rencontre…

« La mariée en mohair » c’est d’abord une rencontre avec un animal rare dans notre pays, la chèvre Angora. Venue des Hauts Plateaux d’Anatolie en Turquie, elle tient son nom de la capitale de son pays d’origine : Ankara. Des tentatives d’introduction eurent lieu dans notre pays à partir du 15ème siècle, mais toutes échouèrent, les animaux ne résistant pas aux épisodes de famine et aux grandes différences climatiques avec leur région d’origine. De plus, il était difficile de se procurer des reproducteurs puisque les sultans se réservaient les étoffes de mohair et punissaient de mort toute exportation de tissus ou d’animaux vivants. Le terme anglais mohair lui-même vient très certainement du mot arabe « mukhayyar » la plus belle, celle qui est choisie

Un animal et une fibre unique

Chèvre angora, mohair Le mohair, comme les poils des autres caprins domestiques ou sauvages, est depuis des temps très reculés, apprécié pour sa rareté et pour ses qualités différentes de la laine de mouton. En effet, si celle-ci est formée de poils recouverts de petites écailles de forme rectangulaire, les poils de chèvres Angora sont recouverts de petites écailles de forme arrondie, qui lui procure une plus grande douceur et un brillant unique, le lustre.
Les chèvres Angora produisent une abondante toison par rapport à leur taille (environ 4 à 5kg par an pour des animaux de 40kg) récoltée en deux tontes, une en février et une en août. Leur pousse continue permet d’obtenir des poils d’environ 15cm. On produit alors des fils et des tricots qui ne perdent pas leurs fibres. Elle se distingue également des autres races de caprins, comme celle produisant le cachemire dont les poils sont certes d’une grande finesse, mais d’aspect plus mat.
La chèvre Angora produit des fibres pleines, souples et brillantes, rendant particulièrement chatoyantes les couleurs. Il lui reste parfois quelques jarres (poils non utilisables pour l’habillement car piquants et cassants) que nous travaillons à éliminer, soit directement des animaux grâce à la sélection génétique, soit par un tri manuel sur les toisons fraichement tondues.

Une filière atypique

Depuis les années 80, des élevages se sont développés en France. Quelques éleveurs ont jeté les bases de CAPGENES, l’organisme de sélection génétique de la race angora, de l’Association Nationale des Eleveurs de Chèvres Angora (ANECA), ainsi que les premières coopératives leur permettant de faire transformer le mohair brut et de vendre eux-mêmes des produits finis de qualité.
Car si l’essentiel des filateurs et transformateurs se trouvent en Europe, ce sont le Texas, l’Afrique du Sud et l’Australie les principaux producteurs de mohair. Ce sont ces pays qui fournissent l’essentiel du marché mondial, le coût de production français empêchant les éleveurs d’entrer en concurrence.
La solution fut donc de développer la commercialisation en direct du producteur grâce à la coopérative de la SICA mohair à Castres et à la charte du « Mohair des Fermes de France »
La SICA assure la collecte du mohair brut auprès des éleveurs puis la transformation, pour l’essentiel par des entreprises et artisans lainiers français. Les différents articles obtenus sont estampillés « Mohair des Fermes de France », assurant à l’acheteur un article de très grande qualité, produit et transformé principalement en France et vendu par le producteur.

Une matière qui prend son temps

Chèvres angora, mohair Les péripéties qui amènent le mohair d’un état brut à une forme finie durent environ six mois, auxquels s’ajoutent encore quelques semaines, lorsque l’éleveur devient créateur et imagine ses propres modèles. Ils sont réalisés avec les différents types de fils à tricoter : Caresse (100% mohair) Diva (77% mohair, 23% soie) Finesse (60% mohair, 40% soie) et le « rustique » (80% mohair, 20% mérinos). Ces fils ne sont pas teints, l’écru est la couleur naturelle du mohair, parfaite pour les mariages !
Tous ces modèles sont imaginés pour le mariage, mais peuvent être portés au quotidien, pour profiter longtemps de cette matière sans égal, d’une sensualité et d’un confort incroyables !